{"id":13553,"date":"2022-08-04T07:54:01","date_gmt":"2022-08-04T07:54:01","guid":{"rendered":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/?p=13553"},"modified":"2022-08-04T07:54:03","modified_gmt":"2022-08-04T07:54:03","slug":"pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/","title":{"rendered":"Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine"},"content":{"rendered":"<p>La d\u00e9ferlante des \u00e9crivains d\u2019Afrique et de la diaspora, d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente depuis une d\u00e9cennie au moins, s\u2019est transform\u00e9e cette saison en tsunami. Abdulrazak Gurnah (Prix Nobel 2021), Damon Galgut (Booker Prize 2022), David Diop (International Booker Prize 2021), Boubacar Boris Diop (Neustadt International Prize for Literature 2021), Dja\u00efli Amadou Amal (Goncourt des lyc\u00e9ens 2020), sans oublier bien s\u00fbr Mohamed Mbougar Sarr (Prix Goncourt 2021).<\/p>\n<p>D\u2019aucuns peuvent penser que cette belle moisson 2021-2022 n\u2019est qu\u2019un hasard heureux, d\u00fb \u00e0 la publication simultan\u00e9e de quelques bons livres. Il n\u2019en est rien. La r\u00e9alit\u00e9 est que ces prix ne d\u00e9voilent que la partie \u00e9merg\u00e9e de l\u2019iceberg de l\u2019immense r\u00e9servoir d\u2019\u00e9crivains talentueux originaires du continent et de sa diaspora. Pour preuve, dans la plupart des cas, d\u2019autres auteurs africains figurent dans la liste des finalistes. Ainsi, sur la liste finale du Booker Prize dont Damon Galgut est sorti vainqueur, se trouvait \u00e9galement une \u00e9crivaine somalienne, Nadifa Mohamed. Plus parlant encore, deux des cinq de la short list du Booker 2020 \u00e9taient Africaines, la Zimbabw\u00e9enne Tsitsi Dangarembga et l\u2019Ethiopienne Maaza Mengiste.<\/p>\n<p>Une explosion sur la totalit\u00e9 du continent<br \/>\nDans le m\u00eame sens, il faut aussi prendre en compte tous ces \u00e9crivains dont les ouvrages sont retenus dans la liste des \u00abMeilleurs livres de l\u2019ann\u00e9e\u00bb \u00e9tablie chaque ann\u00e9e par des grands magazines litt\u00e9raires. Ainsi, pour le New York Times Book Review, le meilleur roman 2021 a \u00e9t\u00e9 celui de l\u2019\u00e9crivaine camerounaise Imbolo Mbue. Ces talents se retrouvent \u00e9galement dans les domaines dont on parle moins: citons la Nig\u00e9riane Nnedi Okorafor, couronn\u00e9e deux fois, respectivement par le Hugo Award et le Nebula Award, les deux prix les plus prestigieux de la science-fiction.<\/p>\n<p>Enfin, il faut rappeler que bien avant Abdulrazak Gurnah et Damon Galgut, les Nig\u00e9rians Wole Soyinka et Ben Okri ont \u00e9t\u00e9 respectivement laur\u00e9ats du Prix Nobel (1986) et du Booker Prize (1991). Je ne peux m\u2019emp\u00eacher ici de mentionner un prix non litt\u00e9raire, le Prix Pritzker d\u2019architecture, consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019\u00e9quivalent du Nobel de la discipline, attribu\u00e9 au Burkinab\u00e9 Di\u00e9b\u00e9do Francis K\u00e9r\u00e9, une premi\u00e8re pour un Africain.<\/p>\n<p>L\u2019un des aspects les plus gratifiants de cette explosion litt\u00e9raire \u00e0 laquelle nous assistons est qu\u2019elle se manifeste sur la totalit\u00e9 du continent, du Cap \u00e0 Dakar, de Yaound\u00e9 \u00e0 Addis-Abeba, de Zanzibar au Mozambique. Elle touche aussi bien les aires anglophone que francophone et lusophone o\u00f9 le Pr\u00e9mio Cam\u00f5es, le prix le plus prestigieux dans cette langue, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 la Mozambicaine Paulina Chiziane pour l\u2019ensemble de son \u0153uvre. Je ne peux que recommander la lecture de son roman Le Parlement conjugal: une histoire de polygamie (Actes Sud, 2006).<\/p>\n<p>Pourquoi la reconnaissance a-t-elle attendu?<br \/>\nUne chose d\u2019importance \u00e0 noter \u00e9galement: la contribution \u00e0 ce boom litt\u00e9raire est paritaire, les \u00e9crivaines y participent autant que les \u00e9crivains, comme le d\u00e9montrent les quelques exemples que j\u2019ai cit\u00e9s plus haut.<\/p>\n<p>Pourquoi cette litt\u00e9rature n\u2019acquiert-elle cette haute visibilit\u00e9 que maintenant? Cela est d\u00fb \u00e0 la conjonction de plusieurs facteurs. D\u2019abord, le monde est plus ouvert \u00e0 la diversit\u00e9. Il fut un temps o\u00f9, en France, seule Pr\u00e9sence Africaine (et peut-\u00eatre un peu Le Seuil) publiait les auteurs africains. Aujourd\u2019hui, toutes les grandes maisons fran\u00e7aises d\u2019\u00e9dition les publient, non pas en leur offrant une niche en tant qu\u2019\u00abauteurs africains\u00bb, mais en les traitant comme tout auteur, sur le seul crit\u00e8re de la valeur litt\u00e9raire de l\u2019\u0153uvre. Cela a permis de susciter une riche \u00e9mulation cr\u00e9atrice.<\/p>\n<p>Ensuite, les progr\u00e8s technologiques font que les manuscrits circulent et se partagent plus facilement. Fini le temps o\u00f9 Chinua Achebe envoyait \u00e0 Londres, par la poste, \u00e0 une agence de dactylographie dont il avait d\u00e9couvert par hasard l\u2019adresse dans une annonce d\u2019un journal, l\u2019unique exemplaire de son manuscrit \u2013 \u00e9crit \u00e0 la main s\u2019entend \u2013 de son roman fondateur, Things Fall Apart (Tout s\u2019effondre en fran\u00e7ais). Il avait un moment cru que le manuscrit \u00e9tait perdu apr\u00e8s \u00eatre rest\u00e9 sans r\u00e9ponse pendant plusieurs mois.<\/p>\n<p>Mais le plus grand changement vient des \u00e9crivains eux-m\u00eames. D\u00e9sormais \u00e9mancip\u00e9s de la tutelle intellectuelle occidentale, d\u00e9colonis\u00e9s d\u2019esprit, ils saisissent \u00e0 bras-le-corps leur(s) histoire(s) dans toute leur complexit\u00e9 et la content et racontent sans concession, en cr\u00e9ant leur propre esth\u00e9tique. Ils se sont appropri\u00e9 les langues europ\u00e9ennes dans lesquelles ils \u00e9crivent, des langues qu\u2019ils ne consid\u00e8rent plus comme \u00e9trang\u00e8res. En v\u00e9rit\u00e9, leur heure est arriv\u00e9e, \u00abl\u2019heure de nous-m\u00eames\u00bb, comme dirait C\u00e9saire. Leurs voix longtemps marginalis\u00e9es sont d\u00e9sormais entendues et \u00e9cout\u00e9es, et permettent ainsi d\u2019\u00e9viter le danger d\u2019un narratif unique du monde (\u00abthe danger of a single story\u00bb), jusque-l\u00e0 dominant, pour reprendre les mots de l\u2019auteure nig\u00e9riane c\u00e9l\u00e9br\u00e9e Chimamanda Ngozi Adichie.<\/p>\n<p>Il faut reconna\u00eetre que la dynamique de ce boom litt\u00e9raire se situe du c\u00f4t\u00e9 anglophone, pour une raison tr\u00e8s simple. Il y existe des dizaines de revues litt\u00e9raires en ligne, v\u00e9ritables viviers d\u2019\u00e9crivains. Ces derniers \u00e9crivent \u00e9norm\u00e9ment de nouvelles. Les nouvelles, genre majeur chez les Anglo-Saxons mais m\u00e9connu en France, sont de v\u00e9ritables laboratoires de cr\u00e9ation dans lesquels les jeunes \u00e9crivains se font la dent. En accompagnement, des dizaines de prix existent, souvent bien r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s, pour r\u00e9compenser ces nouvelles, l\u2019un des plus prestigieux \u00e9tant le Caine Prize for African Writing.<\/p>\n<p>Mais combien de lecteurs en Afrique?<br \/>\nDe tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de, ce qui constitue pour moi la vraie r\u00e9v\u00e9lation de cette saison 2021-2022, et que je consid\u00e8re comme un tournant, est l\u2019irruption spectaculaire de la litt\u00e9rature africaine francophone sur la sc\u00e8ne internationale, dans la cour des grands. Celle-ci est enfin devenue autonome, elle n\u2019est plus une province, un appendice de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise de France. Paris n\u2019est plus le passage oblig\u00e9 pour \u00eatre reconnu. David Diop, avec son International Booker Prize, a obtenu ce que jusqu\u2019ici aucun auteur fran\u00e7ais ou francophone n\u2019a eu. Boubacar Boris Diop, avec le richement dot\u00e9 Neustadt International Prize for Literature, consid\u00e9r\u00e9 par le New York Times comme \u00able prix litt\u00e9raire le plus prestigieux apr\u00e8s le Nobel\u00bb, est ainsi davantage c\u00e9l\u00e9br\u00e9 \u00e0 New York qu\u2019\u00e0 Paris. Mohamed Mbougar Sarr quant \u00e0 lui avait obtenu le Hennessy Book Award avant son couronnement par le Goncourt.<\/p>\n<p>Il ne faudrait cependant pas c\u00e9der \u00e0 l\u2019autosatisfaction. Les questions \u00e0 se poser quant \u00e0 l\u2019avenir de cette litt\u00e9rature demeurent l\u00e9gion. Ces succ\u00e8s, cette nouvelle visibilit\u00e9, vont-ils impulser la diffusion du livre en Afrique ou accro\u00eetre le nombre des lecteurs? Ce sont l\u00e0 des questions qui d\u00e9passent les \u00e9crivains. Tant que les acteurs politiques ne s\u2019attelleront pas \u00e0 donner une priorit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9ducation et en particulier \u00e0 l\u2019alphab\u00e9tisation, l\u2019avenir de cette litt\u00e9rature ne sera pas garanti, il n\u2019y aura pas de g\u00e9n\u00e9ration pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 prendre la rel\u00e8ve.<\/p>\n<p>Que de chemin parcouru depuis les ind\u00e9pendances par cette litt\u00e9rature qui, \u00e0 ses d\u00e9buts, n\u2019\u00e9tait qu\u2019un objet de curiosit\u00e9 que certains intellectuels fran\u00e7ais qualifiaient avec condescendance de \u00ablitt\u00e9rature d\u2019instituteur\u00bb et qui, aujourd\u2019hui, impose une voix et une vision autre du monde! Les semences plant\u00e9es par tous ces a\u00een\u00e9s de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration ont bien germ\u00e9. J\u2019\u00e9cris et je crie les noms de quelques-uns de ceux qu\u2019on a tendance \u00e0 oublier: Olympe Bh\u00ealy-Quenum, David Diop \u2013 le po\u00e8te de Coups de pilon \u2013, Bernard Dadi\u00e9, Ferdinand Oyono\u2026<\/p>\n<p>Vive le S\u00e9n\u00e9gal<br \/>\nJe me permets de terminer cet article par une note personnelle. Il fut un temps o\u00f9 l\u2019avant-garde de la litt\u00e9rature francophone se situait au Congo, avec les Tchicaya U Tam\u2019si, Sony Labou Tansi, Henri Lopes, Jean-Baptiste Tati Loutard, Alain Mabanckou. Aujourd\u2019hui, avec David Diop, Boubacar Boris Diop et Mohamed Mbougar Sarr, le flambeau para\u00eet \u00eatre pass\u00e9 au S\u00e9n\u00e9gal. L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor doit certainement sourire du paradis des \u00e9crivains o\u00f9 il se trouve, lui \u00e0 qui l\u2019on attribue ces propos \u00e0 l\u2019intention d\u2019un blanc-bec qui avait os\u00e9 l\u2019interpeller en lui demandant ce que le n\u00e8gre qu\u2019il \u00e9tait faisait en France: \u00abJ\u2019enseigne le fran\u00e7ais aux petits Fran\u00e7ais de France!\u00bb Belle revanche.<\/p>\n<p>Emmanuel Dongala est \u00e9crivain. Il a v\u00e9cu au Congo-Brazzaville jusqu\u2019\u00e0 un exil forc\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990. Accueilli aux Etats-Unis gr\u00e2ce \u00e0 son ami Philip Roth, il enseigne la litt\u00e9rature et la chimie au Bard College dans le Massachusetts. En 2011, il a re\u00e7u \u00e0 Gen\u00e8ve le Prix Ahmadou-Kourouma pour son roman Photo de groupe au bord du fleuve (Actes Sud, 2010).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi les livres d\u2019auteurs africains sont-ils soudains pl\u00e9biscit\u00e9s dans le monde entier? L\u2019auteur congolais Emmanuel Dongala a quelques pistes de r\u00e9ponse<\/p>\n","protected":false},"author":12963,"featured_media":13550,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[67,53,59],"tags":[81,78,87],"class_list":{"0":"post-13553","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-actualites","8":"category-culture-fr","9":"category-speciaux","10":"tag-actualites","11":"tag-apie-project-2","12":"tag-culture-2"},"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v24.4 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine - APIE NEWS<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine - APIE NEWS\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Pourquoi les livres d\u2019auteurs africains sont-ils soudains pl\u00e9biscit\u00e9s dans le monde entier? L\u2019auteur congolais Emmanuel Dongala a quelques pistes de r\u00e9ponse\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"APIE NEWS\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/facebook.com\/apieproject\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2022-08-04T07:54:01+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-08-04T07:54:03+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/08\/781e246_1649171559775-2ftmp-2fc9774907-ddc7-41ec-ae87-7120adb57a43-c903230601f387d149f24126001743f3.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"900\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"490\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"staff\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:creator\" content=\"@apieproject\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@apieproject\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"staff\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"7 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/\"},\"author\":{\"name\":\"staff\",\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#\/schema\/person\/399517cac378948cd7b39086f9ddc2a7\"},\"headline\":\"Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine\",\"datePublished\":\"2022-08-04T07:54:01+00:00\",\"dateModified\":\"2022-08-04T07:54:03+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/\"},\"wordCount\":1515,\"commentCount\":0,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/08\/781e246_1649171559775-2ftmp-2fc9774907-ddc7-41ec-ae87-7120adb57a43-c903230601f387d149f24126001743f3.jpg\",\"keywords\":[\"actualites\",\"apie project\",\"culture\"],\"articleSection\":[\"Actualit\u00e9s\",\"Culture\",\"Sp\u00e9ciaux\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/\",\"url\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/\",\"name\":\"Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine - APIE NEWS\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/08\/781e246_1649171559775-2ftmp-2fc9774907-ddc7-41ec-ae87-7120adb57a43-c903230601f387d149f24126001743f3.jpg\",\"datePublished\":\"2022-08-04T07:54:01+00:00\",\"dateModified\":\"2022-08-04T07:54:03+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/08\/781e246_1649171559775-2ftmp-2fc9774907-ddc7-41ec-ae87-7120adb57a43-c903230601f387d149f24126001743f3.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/08\/781e246_1649171559775-2ftmp-2fc9774907-ddc7-41ec-ae87-7120adb57a43-c903230601f387d149f24126001743f3.jpg\",\"width\":900,\"height\":490},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/home\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#website\",\"url\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/\",\"name\":\"APIE NEWS\",\"description\":\"PANAFRICANISM NEWS PORTAL\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#organization\",\"name\":\"APIE PROJECT\",\"url\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#\/schema\/logo\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/07\/logo-R-TransparentBackground.png\",\"contentUrl\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/07\/logo-R-TransparentBackground.png\",\"width\":512,\"height\":512,\"caption\":\"APIE PROJECT\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#\/schema\/logo\/image\/\"},\"sameAs\":[\"https:\/\/facebook.com\/apieproject\",\"https:\/\/x.com\/apieproject\"]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#\/schema\/person\/399517cac378948cd7b39086f9ddc2a7\",\"name\":\"staff\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/5386283c5db150efe261184bd59f072a?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/5386283c5db150efe261184bd59f072a?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"staff\"},\"url\":\"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/author\/staff\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine - APIE NEWS","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine - APIE NEWS","og_description":"Pourquoi les livres d\u2019auteurs africains sont-ils soudains pl\u00e9biscit\u00e9s dans le monde entier? L\u2019auteur congolais Emmanuel Dongala a quelques pistes de r\u00e9ponse","og_url":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/","og_site_name":"APIE NEWS","article_publisher":"https:\/\/facebook.com\/apieproject","article_published_time":"2022-08-04T07:54:01+00:00","article_modified_time":"2022-08-04T07:54:03+00:00","og_image":[{"width":900,"height":490,"url":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/08\/781e246_1649171559775-2ftmp-2fc9774907-ddc7-41ec-ae87-7120adb57a43-c903230601f387d149f24126001743f3.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"staff","twitter_card":"summary_large_image","twitter_creator":"@apieproject","twitter_site":"@apieproject","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"staff","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"7 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/"},"author":{"name":"staff","@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#\/schema\/person\/399517cac378948cd7b39086f9ddc2a7"},"headline":"Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine","datePublished":"2022-08-04T07:54:01+00:00","dateModified":"2022-08-04T07:54:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/"},"wordCount":1515,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/08\/781e246_1649171559775-2ftmp-2fc9774907-ddc7-41ec-ae87-7120adb57a43-c903230601f387d149f24126001743f3.jpg","keywords":["actualites","apie project","culture"],"articleSection":["Actualit\u00e9s","Culture","Sp\u00e9ciaux"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/","url":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/","name":"Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine - APIE NEWS","isPartOf":{"@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/08\/781e246_1649171559775-2ftmp-2fc9774907-ddc7-41ec-ae87-7120adb57a43-c903230601f387d149f24126001743f3.jpg","datePublished":"2022-08-04T07:54:01+00:00","dateModified":"2022-08-04T07:54:03+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#primaryimage","url":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/08\/781e246_1649171559775-2ftmp-2fc9774907-ddc7-41ec-ae87-7120adb57a43-c903230601f387d149f24126001743f3.jpg","contentUrl":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/08\/781e246_1649171559775-2ftmp-2fc9774907-ddc7-41ec-ae87-7120adb57a43-c903230601f387d149f24126001743f3.jpg","width":900,"height":490},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2022\/08\/04\/pleine-lumiere-sur-la-litterature-africaine\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/home\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Pleine lumi\u00e8re sur la litt\u00e9rature africaine"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#website","url":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/","name":"APIE NEWS","description":"PANAFRICANISM NEWS PORTAL","publisher":{"@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#organization","name":"APIE PROJECT","url":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/07\/logo-R-TransparentBackground.png","contentUrl":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2022\/07\/logo-R-TransparentBackground.png","width":512,"height":512,"caption":"APIE PROJECT"},"image":{"@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#\/schema\/logo\/image\/"},"sameAs":["https:\/\/facebook.com\/apieproject","https:\/\/x.com\/apieproject"]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#\/schema\/person\/399517cac378948cd7b39086f9ddc2a7","name":"staff","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/5386283c5db150efe261184bd59f072a?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/5386283c5db150efe261184bd59f072a?s=96&d=mm&r=g","caption":"staff"},"url":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/author\/staff\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13553","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12963"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13553"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13553\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13748,"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13553\/revisions\/13748"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13550"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13553"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13553"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13553"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}