{"id":32834,"date":"2023-08-06T20:00:41","date_gmt":"2023-08-06T20:00:41","guid":{"rendered":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/?p=32834"},"modified":"2023-08-06T20:00:43","modified_gmt":"2023-08-06T20:00:43","slug":"le-patrimoine-africain-le-modele-occidental-du-musee-a-abattre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/appsaf.apieproject.com\/news\/fr\/2023\/08\/06\/le-patrimoine-africain-le-modele-occidental-du-musee-a-abattre\/","title":{"rendered":"Le Patrimoine Africain, Le Mod\u00e8le Occidental Du Mus\u00e9e \u00c0 Abattre"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab IL FAUT BIEN TUER LE MOD\u00c8LE OCCIDENTAL DU MUS\u00c9E \u00bb (Alpha Oumar Konar\u00e9)<\/p>\n<p>Dans le cours \u00ab March\u00e9 de l\u2019art : Circulation et restitution des \u0153uvres d\u2019art \u00bb que je donne au d\u00e9partement Culture de l\u2019Universit\u00e9 Senghor,[2] je rappelle toujours aux \u00e9tudiants que la question des restitutions a toujours \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sente depuis les ind\u00e9pendances des pays africains ; aujourd\u2019hui, elle est seulement m\u00e9diatis\u00e9e gr\u00e2ce aux discours du Pr\u00e9sident Macron en novembre 2017 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Ouagadougou.[3]<\/p>\n<p>Pourquoi, le pr\u00e9sident fran\u00e7ais s\u2019est-il lanc\u00e9 ce d\u00e9fi ? Surtout quand on sait qu\u2019un an plut\u00f4t, en d\u00e9cembre 2016, les autorit\u00e9s b\u00e9ninoises avaient essuy\u00e9 un refus pour leur demande de retour des objets royaux emport\u00e9s par l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise lors de la conqu\u00eate de novembre 1892.[4] [Nous reviendrons sur ce discours dans un prochain \u00e9pisode consacr\u00e9 aux restitutions au B\u00e9nin].<\/p>\n<p>\u0152uvres d\u2019art \/ biens culturels<br \/>\nDans ce cours je traite \u00e9galement de mani\u00e8re approfondie de la notion de \u00ab biens culturels \u00bb, d\u00e9finis dans la Convention de 1970. Cet aspect est essentiel pour pr\u00e9parer de futurs responsables qui sont appel\u00e9s peut-\u00eatre \u00e0 leur retour \u00e0 g\u00e9rer les dossiers sur la restitution. Nous distinguons le \u00ab bien culturel \u00bb de l\u2019\u0153uvre d\u2019art qui est une cr\u00e9ation artistique, et dont nous d\u00e9sirons qu\u2019elle circule. Leur circulation doit \u00eatre tr\u00e8s ouverte, car ces \u0153uvres appartiennent \u00e0 la cat\u00e9gorie des industries culturelles et cr\u00e9atives. Les artistes africains ont besoin que leurs \u0153uvres circulent et qu\u2019elles soient bien vendues dans les march\u00e9s d\u2019art. Par contre, pour les biens culturels nous souhaitons que leur circulation soit limit\u00e9e, et encadr\u00e9e par des accords de partenariat avec les institutions du continent ou en dehors.<\/p>\n<p>On sait que les sorties d\u2019objets du continent africain sont tr\u00e8s anciennes. Si on prend le cas de l\u2019\u00c9gypte, la campagne de Napol\u00e9on Bonaparte en \u00c9gypte (de 1798 \u00e0 1801), a permis de faire conna\u00eetre son histoire mais elle a encourag\u00e9 le pillage d\u2019un patrimoine arch\u00e9ologique qui se retrouve aujourd\u2019hui dans tellement de mus\u00e9es nationaux comme locaux, partout en Europe et dans le monde que l\u2019on peut se demander s\u2019il reste encore des objets en \u00c9gypte.<\/p>\n<p>Heureusement, les \u00c9gyptiens ont la chance de poss\u00e9der un patrimoine sur place et qui aujourd\u2019hui encore s\u2019enrichit gr\u00e2ce \u00e0 de nouvelles d\u00e9couvertes. Les mus\u00e9es \u00e9gyptiens disposent ainsi de suffisamment d\u2019\u00e9l\u00e9ments pour raconter leur histoire ancienne \u00e0 leur peuple. Ce n\u2019est pas le cas des autres pays du continent africain dont les t\u00e9moignages arch\u00e9ologiques et historiques sont moins nombreux.<\/p>\n<p>Les Africains dans leur grande majorit\u00e9 ne disposent pas de suffisamment de t\u00e9moins. Pour illustrer un discours historique correct, ils doivent se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, car une bonne partie de leur m\u00e9moire est conserv\u00e9e hors du continent. La Conf\u00e9rence de Berlin en 1884-1885 a \u00e9dict\u00e9 les r\u00e8gles officielles de la colonisation. Ensuite, les missions scientifiques, les missionnaires, les colons, les militaires ont constitu\u00e9 des collections priv\u00e9es, tous ont emport\u00e9 des objets, ce qui explique leur dispersion hors du continent.<\/p>\n<p>\u00ab Le patrimoine est parti, mais les Africains ne l\u2019ont pas oubli\u00e9 \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 partir du moment o\u00f9 les pays africains ont \u00e9t\u00e9 ind\u00e9pendants, avec la naissance de l\u2019OUA (Organisation de l\u2019Unit\u00e9 africaine, cr\u00e9\u00e9e en 1963), la r\u00e9clamation des biens est apparue indispensable pour que s\u2019op\u00e8re la r\u00e9\u00e9criture de l\u2019histoire africaine. Ces objets \u00e9taient des supports de la tradition orale ou les d\u00e9positaires de ces traditions. C\u2019est pourquoi ces objets \u2013 ces \u00ab biens culturels \u00bb \u2013 sortis du continent sont devenus un enjeu identitaire tr\u00e8s fort. Principalement, les objets sortis sous forme de butins de guerre ou de collectes illicites.<\/p>\n<p>Les organisations internationales (ONU, UNESCO) ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es pour appuyer ces demandes. La repr\u00e9sentation de l\u2019Afrique au sein de ces organes a permis le lancement en 1964 de l\u2019\u00e9dition d\u2019une Histoire g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Afrique lib\u00e9r\u00e9e des pr\u00e9jug\u00e9s raciaux h\u00e9rit\u00e9s de la traite n\u00e9gri\u00e8re et de la colonisation. Ce grand projet, coordonn\u00e9 plus tard par le Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019UNESCO, Amadou-Mahtar M\u2019Bow, a fait appel aux plus grands sp\u00e9cialistes africains et internationaux de l\u2019\u00e9poque, \u00e0 travers huit volumes. Notre continent est riche, il est le berceau de l\u2019humanit\u00e9, mais paradoxalement, ses mus\u00e9es et ses archives sont extr\u00eamement pauvres en objet de valeur.<\/p>\n<p>On oublie souvent qu\u2019en 1973, le pr\u00e9sident Mobutu Sese Seko, pr\u00e9sident du Za\u00efre (actuel R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo) a eu le g\u00e9nie d\u2019interpeller ses pairs aux Nations Unies pour leur demander pour la premi\u00e8re fois la restitution des \u0153uvres d\u2019art aux pays d\u2019origine. C\u2019est un discours historique qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre connu [voir les extraits du discours cit\u00e9s dans l\u2019\u00e9pisode 2 de cette s\u00e9rie]. Il a demand\u00e9 et obtenu de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale le vote d\u2019une r\u00e9solution demandant aux puissances riches qui poss\u00e8dent des \u0153uvres d\u2019art des pays pauvres d\u2019en restituer une partie afin qu\u2019ils puissent enseigner a\u0300 leurs enfants et petits-enfants l\u2019histoire de leur pays.[5]<\/p>\n<p>Charte culturelle en 1976<br \/>\nLa R\u00e9solution des Nations Unies obtenue par le pr\u00e9sident Mobutu est tr\u00e8s importante car quelques ann\u00e9es plus tard, l\u2019Organisation de l\u2019Unit\u00e9 Africaine (OUA) dans sa Charte culturelle africaine de 1976, retient dans son article 28 que :<\/p>\n<p>Les \u00c9tats africains devront prendre les dispositions pour mettre fin au pillage des biens culturels, et obtenir que les biens culturels, notamment les archives, les objets d\u2019art et d\u2019arch\u00e9ologie, dont l\u2019Afrique a \u00e9t\u00e9 spoli\u00e9e, lui soit restitu\u00e9e. \u00c0 cette fin, ils devront en particulier appuyer les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par l\u2019Unesco et prendre toutes autres initiatives pour assurer l\u2019application de la r\u00e9solution de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies sur la restitution des \u0153uvres d\u2019art enlev\u00e9es \u00e0 leurs pays d\u2019origine.[6]<\/p>\n<p>De nombreuses personnes dans le monde ont aim\u00e9 et appr\u00e9ci\u00e9 l\u2019Appel d\u2019Amadou-Mahtar M\u2019Bow du 7 juin 1978 [voir l\u2019\u00e9pisode 2 pour des extraits de cet appel][7]. Bien s\u00fbr, certains peuvent nous dire que si les objets n\u2019\u00e9taient pas sortis du continent africain il n\u2019en serait rien rest\u00e9. Mais si vous prenez les objets rituels, peut-on vraiment dire que les personnes qui s\u2019en occupaient ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9gligentes ? Quand les Anglais se sont ru\u00e9s sur les tr\u00e9sors royaux du royaume du B\u00e9nin (Nigeria), ces objets avaient-ils \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9s ?[8] Ces \u0153uvres \u00e9taient bien conserv\u00e9es dans les palais avant que les militaires ne fassent main basse sur lui. M\u00eame chose pour le Tr\u00e9sor de B\u00e9hanzin[9]. La v\u00e9rit\u00e9 est la suivante : les populations actuelles sont d\u00e9poss\u00e9d\u00e9es d\u2019une bonne partie de leur histoire. Et comme le dit l\u2019Appel du directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019UNESCO :<\/p>\n<p>Restituer au pays qui l\u2019a produit telle \u0153uvre d\u2019art ou tel document, c\u2019est permettre \u00e0 un peuple de recouvrer une partie de sa m\u00e9moire de son identit\u00e9, c\u2019est faire la preuve que, dans le respect mutuel entre nations, se poursuit toujours le long dialogue des civilisations qui d\u00e9finit l\u2019histoire du monde.<\/p>\n<p>\u00ab Vous allez vider tous nos mus\u00e9es \u00bb<br \/>\nLa restitution \u00e9tait une pr\u00e9occupation de tous les conservateurs africains qui consid\u00e9raient que ce patrimoine devait revenir sur le continent. Bien \u00e9videmment, il y a le probl\u00e8me juridique d\u2019inali\u00e9nabilit\u00e9 que l\u2019on nous r\u00e9torque : les objets pr\u00e9sents dans les collections publiques fran\u00e7aises appartiennent aux Fran\u00e7ais, donc ne peuvent \u00eatre rendus \u00e0 leurs anciens propri\u00e9taires. C\u2019est l\u2019argument du pr\u00e9sident Fran\u00e7ois Hollande quand il refuse de restituer le Tr\u00e9sor du B\u00e9hanzin en 2016. Souvent, on nous r\u00e9p\u00e8te aussi, que si les Occidentaux ne les avaient pas pris et conserv\u00e9s, une grande partie aurait disparu. Nous reconnaissons la bonne conservation, mais nous estimons qu\u2019il serait bon que certaines \u0153uvres nous reviennent aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>On nous r\u00e9torque \u00e9galement : \u00ab mais vous allez vider tous nos mus\u00e9es \u00bb. C\u2019est faux, les mus\u00e9es occidentaux sont riches par une tradition de collecte qui est fort ancienne. Nous, nous voulons juste r\u00e9cup\u00e9rer des \u00ab objets \u00bb qui sont sortis d\u2019Afrique sans notre consentement sous forme de butins ou de troph\u00e9es durant la p\u00e9riode coloniale ou suite \u00e0 un trafic illicite. Et surtout, nous ne r\u00e9clamons que les objets dont nous avons besoin pour retrouver notre identit\u00e9, les t\u00e9moins de notre histoire. On ne demande pas \u00ab tous les objets \u00bb, on r\u00e9clame seulement ceux qui sont utiles pour la valorisation du patrimoine historique et culturel. C\u2019est cela qui est important. Nous n\u2019avons rien contre le fait que les objets sortent d\u2019Afrique, dans le cadre de pr\u00eat ou d\u2019exposition. Nous souhaitons seulement que les objets qui font partie des biens culturels reconnus par la Convention de 1970 de l\u2019UNESCO, soient prot\u00e9g\u00e9s du pillage et du trafic illicite.<\/p>\n<p>Le discours inattendu du pr\u00e9sident Macron \u00e0 Ouagadougou<br \/>\nFace aux \u00e9tudiants de Ouagadougou, le pr\u00e9sident a prononc\u00e9 le 28 novembre 2017 un discours qui est entr\u00e9 dans l\u2019histoire des restitutions. Un discours qui constate et qui regrette qu\u2019une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soit conserv\u00e9e en France et dans des mus\u00e9es europ\u00e9ens. Cette reconnaissance, souhait\u00e9e, \u00e9tait inattendue. Une restitution qui devient une priorit\u00e9 pour un chef d\u2019\u00c9tat europ\u00e9en, on ne pouvait qu\u2019en r\u00eaver. Le pr\u00e9sident fran\u00e7ais est le premier chef d\u2019\u00c9tat europ\u00e9en qui vient en Afrique et qui nous dit : oui, nous savons que votre patrimoine est chez nous, on va vous le rendre.<\/p>\n<p>Bien \u00e9videmment, les populations africaines se sont senties interpell\u00e9es par ce discours et l\u2019ont tout de suite comment\u00e9. Certains Africains ont interpr\u00e9t\u00e9 le discours de la fa\u00e7on suivante : ces objets ont \u00e9t\u00e9 vol\u00e9s, il faut qu\u2019on nous les rende. Mais ce n\u2019est pas si simple : ce patrimoine, aujourd\u2019hui en Europe, est conserv\u00e9 dans des mus\u00e9es. Il y a des lois qui les r\u00e9gissent, le patrimoine n\u2019appartient pas au pr\u00e9sident fran\u00e7ais. Il a fallu que l\u2019Assembl\u00e9e nationale fran\u00e7aise adopte une loi pour que les vingt-six \u0153uvres issues de la prise d\u2019Abomey des collections du mus\u00e9e du Quai Branly, ainsi que le sabre d\u2019El Hadj Omar, soient rendus. Il semble pourtant que le processus des restitutions est bien lanc\u00e9 en France ainsi que dans d\u2019autres pays Europ\u00e9ens, notamment en Allemagne et en Belgique.<\/p>\n<p>Le pi\u00e8ge, les \u00ab bonnes conditions \u00bb mus\u00e9ales<br \/>\n\u00ab Il faut rendre les objets quand les conditions mus\u00e9ales sont r\u00e9unies \u00bb. Cette exigence pour restituer est absurde. Si on discute comme cela, on ne rendra jamais les objets, parce que les bonnes conditions impliquent des charges diverses et co\u00fbteuses en termes de ressources humaines, techniques et financi\u00e8res. Si l\u2019on part du principe que toutes les conditions mus\u00e9ales doivent \u00eatre r\u00e9unies, beaucoup de mus\u00e9es \u00e9choueraient \u00e0 l\u2019entr\u00e9e. Aucun mus\u00e9e n\u2019est parfait. Si on se sert de cet argument dans le cadre d\u2019une restitution, c\u2019est qu\u2019on ne veut pas rendre. \u00c0 partir du moment o\u00f9 il y a des communaut\u00e9s ou des \u00c9tats qui parlent au nom de ces communaut\u00e9s, qui r\u00e9clament leurs \u0153uvres, alors il est temps de leur rendre les objet.<\/p>\n<p>Mais, il est utile, arriv\u00e9 \u00e0 ce point, de rappeler comment le monde mus\u00e9al s\u2019est constitu\u00e9 en Afrique. Je suis pr\u00e9historien de formation, ce qui m\u2019int\u00e9ressait c\u2019\u00e9tait de rechercher les sites pal\u00e9olithiques dans l\u2019est du S\u00e9n\u00e9gal : prospections, fouilles, inventaire des sites arch\u00e9ologiques et constitution d\u2019outillage arch\u00e9ologique pour illustrer les diff\u00e9rentes p\u00e9riodes pr\u00e9historiques. C\u2019est \u00e0 partir de 1989 que l\u2019Institut fondamental d\u2019Afrique noire (IFAN)[10] m\u2019a confi\u00e9 la direction du Mus\u00e9e historique \u00e0 Gor\u00e9e, d\u2019o\u00f9 mon int\u00e9r\u00eat pour le patrimoine culturel et pour la Traite des noirs. Des mus\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s durant la colonisation ; et, \u00e9videmment, derri\u00e8re chaque cr\u00e9ation d\u2019un mus\u00e9e, il y a un enjeu politique. Quand les Fran\u00e7ais ont ouvert un mus\u00e9e \u00e0 Gor\u00e9e en 1954, ce mus\u00e9e \u00e9tait le mus\u00e9e historique de l\u2019Afrique occidentale fran\u00e7aise. L\u2019objectif \u00e9tait d\u2019exposer une vari\u00e9t\u00e9 de civilisations et d\u2019ethnies r\u00e9unies sous la banni\u00e8re fran\u00e7aise. Quand l\u2019ind\u00e9pendance est intervenue, il fallait changer les objectifs et la formulation de ce mus\u00e9e qui est devenu le Mus\u00e9e historique du S\u00e9n\u00e9gal, mais il faut reconna\u00eetre que dans beaucoup de pays africains, la culture mus\u00e9ale n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re pr\u00e9occupation des \u00e9tats apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>\u00ab Quels mus\u00e9es pour l\u2019Afrique ? \u00bb<br \/>\nQuand le Conseil international des Mus\u00e9es (ICOM) a organis\u00e9 \u00ab Quels mus\u00e9es pour l\u2019Afrique \u00bb en 1991, c\u2019\u00e9tait une rencontre qui venait en son heure. Ce colloque s\u2019est tenu dans trois pays : B\u00e9nin, Togo et Ghana. Dans chacun des pays se tenaient des ateliers avec une th\u00e9matique sp\u00e9cifique. L\u2019organisation de ces rencontres a \u00e9t\u00e9 soutenue par un Africain \u00e0 la t\u00eate de l\u2019ICOM : Alpha Oumar Konar\u00e9[11]. La plupart des mus\u00e9es n\u2019avaient alors de mus\u00e9e que le nom. La formation des dirigeants de ses mus\u00e9es \u00e9tait totalement disparate, et il \u00e9tait impossible de r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019id\u00e9al des mus\u00e9es formul\u00e9 par l\u2019ICOM : conserver, enrichir, \u00e9tudier.<\/p>\n<p>Ce qui ressortait de nos d\u00e9bats, c\u2019est qu\u2019il fallait \u00e0 la t\u00eate des mus\u00e9es des gens bien form\u00e9s. C\u2019\u00e9tait le plus essentiel. Il existait alors deux centres de formation : il y avait un centre formation pour les techniciens anglophones \u00e0 Jos au Nigeria et \u00e0 Niamey au Niger pour les francophones. Ces deux centres \u00e9taient financ\u00e9s par l\u2019UNESCO, mais ils \u00e9taient en crise. La plupart des techniciens africains \u00e9taient alors oblig\u00e9s de se former dans le cadre du programme Prevention in Museums in Africa (PREMA) organis\u00e9 par l\u2019International Centre for the Study of the Preservation and Restoration of Cultural Property (ICCROM) \u00e0 Rome.<\/p>\n<p>Dans l\u2019atelier du B\u00e9nin et dans la synth\u00e8se des travaux adopt\u00e9s \u00e0 Lom\u00e9, les participants ont recommand\u00e9 que cette formation se tienne en Afrique et que la cr\u00e9ation d\u2019autres centres de formation soit encourag\u00e9e. Les recommandations de cette rencontre ont \u00e9t\u00e9 suivies avec la cr\u00e9ation de l\u2019\u00c9cole du patrimoine africain (EPA) \u00e0 Porto-Novo au B\u00e9nin[12] et de l\u2019Universit\u00e9 Senghor \u00e0 Alexandrie en \u00c9gypte pour les francophones.[13]<\/p>\n<p>Les fili\u00e8res du patrimoine dans l\u2019espace francophone<br \/>\nEn 1996, l\u2019Universit\u00e9 Senghor organisait une rencontre, Les fili\u00e8res du Patrimoine dans l\u2019espace francophone avec le soutien du Comit\u00e9 national fran\u00e7ais de l\u2019ICOM et de l\u2019Agence de la Francophonie, la participation d\u2019universitaires, de directeurs de mus\u00e9es, de sp\u00e9cialistes du patrimoine culturel de diff\u00e9rents pays francophones et des auditeurs en formation. Le Recteur de l\u2019Universit\u00e9, le professeur Souleymane Seck avait soulign\u00e9 l\u2019importance et la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une v\u00e9ritable politique de d\u00e9veloppement des mus\u00e9es en Afrique, d\u2019une formation de cadres africains de haut niveau pour prendre en charge le patrimoine africain. Pour le pr\u00e9sident d\u2019ICOM France de l\u2019\u00e9poque, Jean-Yves Marin, le s\u00e9minaire \u00e9tait l\u2019occasion de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 des actions qui pouvaient compl\u00e9ter les strat\u00e9gies nationales, de trouver les moyens d\u2019une meilleure collaboration, de travailler sur les aspects juridiques et institutionnels, le financement et la gestion des institutions mus\u00e9ales\u2026 Aujourd\u2019hui, le bilan montre que de nombreux \u00e9tudiants notamment des pays de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de cet enseignement : on les retrouve dans le paysage culturel, dans les mus\u00e9es, dans la gestion des sites ou dans des institutions culturelles. C\u2019est une avanc\u00e9e notable, m\u00eame si elle est encore insuffisante.<\/p>\n<p>Les mus\u00e9es ont mis du temps \u00e0 s\u2019organiser, car il ne suffit pas d\u2019avoir une r\u00e9flexion intellectuelle, il faut \u00e9norm\u00e9ment de sensibilisation vis-\u00e0-vis des communaut\u00e9s, il faut prot\u00e9ger les \u0153uvres qui sont encore enfouies dans le sol. C\u2019est tr\u00e8s bien d\u2019interdire la circulation des \u0153uvres, mais ce serait encore mieux d\u2019arr\u00eater \u00e9galement le pillage sur place. On a des difficult\u00e9s \u00e0 faire respecter les r\u00e9glementations nationales comme les Conventions de l\u2019UNESCO (1970, 1972, 2003). La protection du patrimoine et la lutte contre le trafic illicite doivent \u00eatre toujours prioritaires. Malheureusement les difficult\u00e9s sont toujours pr\u00e9sentes : manque de sensibilisation des communaut\u00e9s, fronti\u00e8res perm\u00e9ables au trafic\u2026 Le personnel affect\u00e9 \u00e0 la recherche, la documentation, la protection et \u00e0 la valorisation du patrimoine est encore relativement insuffisant.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le colloque de 1991, on a demand\u00e9 aux grands mus\u00e9es occidentaux de faciliter des accords de partenariat avec des pays africains pour mener des projets communs et d\u00e9velopper le secteur mus\u00e9al en Afrique. Deux expositions itin\u00e9rantes en Afrique m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre signal\u00e9es : \u00ab Ing\u00e9nieuse Afrique : Artisans de la r\u00e9cup\u00e9ration et du recyclage \u00bb[14] et la c\u00e9l\u00e8bre exposition portant sur les Vall\u00e9es du Niger, pr\u00e9sentant un patrimoine culturel vieux de plusieurs mill\u00e9naires, riche mais dont les vestiges arch\u00e9ologiques sont gravement menac\u00e9s. Ces deux expositions internationales sont le fruit d\u2019un partenariat professionnel, l\u2019une s\u2019appuyant sur la valorisation de l\u2019artisanat et d\u2019une \u00e9conomie informelle, l\u2019autre mettant en avant des \u0153uvres et des biens culturels anciens de grande valeur.<\/p>\n<p>Beaucoup de conservateurs sans mus\u00e9e<br \/>\nDepuis la rencontre \u00ab Quels mus\u00e9es pour l\u2019Afrique \u00bb en 1991, un grand effort a port\u00e9 sur la formation des techniciens, des animateurs, des conservateurs et des gestionnaires de sites et d\u2019institutions culturelles. Des mus\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s ou r\u00e9nov\u00e9s : mus\u00e9es nationaux, universitaires, priv\u00e9s, r\u00e9gionaux, etc. Malgr\u00e9 la faiblesse des moyens, ils sont visit\u00e9s par les nationaux et les touristes. De nombreux dirigeants politiques en Afrique pensent que gr\u00e2ce au retour des \u0153uvres, on pourrait d\u00e9velopper le tourisme. Mais, pour que tout cela marche, il faudrait qu\u2019il y ait des \u00ab grands mus\u00e9es \u00bb. Or, de grands mus\u00e9es sur le continent, il y en a peu. Le Mus\u00e9e des civilisations noires \u00e0 Dakar, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 une coop\u00e9ration avec la Chine. Au B\u00e9nin, les \u0153uvres restitu\u00e9es sont expos\u00e9es au palais pr\u00e9sidentiel \u00e0 Cotonou en attendant la construction du mus\u00e9e. L\u2019engouement du public b\u00e9ninois pour l\u2019exposition \u00ab Art du B\u00e9nin d\u2019hier et aujourd\u2019hui, de la restitution \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation \u00bb a montr\u00e9 la fiert\u00e9 de tout un peuple : aucune exposition n\u2019a eu autant de succ\u00e8s.[15]<\/p>\n<p>L\u2019avantage du Mus\u00e9e des civilisations noires c\u2019est de s\u2019appuyer sur tout ce qui touche la civilisation africaine, depuis la pr\u00e9histoire jusqu\u2019aux \u00e9volutions historiques, en passant par les personnages qui ont marqu\u00e9 le continent. Il pr\u00e9sente les \u0153uvres ethnographiques anciennes et les traditions qui les ont accompagn\u00e9es, tous les styles artistiques contemporains. Tout ce qui est facteur de civilisation est int\u00e9gr\u00e9 dans la dynamique du mus\u00e9e. Peut-\u00eatre que les mus\u00e9es nationaux d\u2019aujourd\u2019hui et de demain devraient se tourner vers ces types de th\u00e9matiques et par l\u00e0, disposer d\u2019une vision plus large d\u2019un patrimoine toujours en mutation.<\/p>\n<p>Les mus\u00e9es \u00e0 l\u2019heure de l\u2019ind\u00e9pendance<br \/>\nLes premiers mus\u00e9es ont occup\u00e9 des b\u00e2timents coloniaux, des r\u00e9sidences royales. Le mus\u00e9e de Gor\u00e9e est situ\u00e9 dans un fort fran\u00e7ais : le fort d\u2019Estr\u00e9es, d\u2019autres mus\u00e9es en Afrique de l\u2019Ouest \u00e9taient abrit\u00e9s dans des annexes des centres de l\u2019Institut fran\u00e7ais d\u2019Afrique noire. On transformait en mus\u00e9e des structures existantes m\u00eame si les espaces ne s\u2019y pr\u00eataient pas. Aujourd\u2019hui, un mus\u00e9e moderne exige un certain nombre de crit\u00e8res architecturaux auxquels ces b\u00e2timents coloniaux ne peuvent r\u00e9pondre. Il faut des moyens financiers propres car il ne s\u2019agit plus de mus\u00e9es \u00e0 l\u2019heure de l\u2019ind\u00e9pendance, mais de mus\u00e9es \u00e0 l\u2019heure des restitutions.[16] L\u2019objectif pour tous les pays est la cr\u00e9ation de mus\u00e9es porteurs de toutes les ambitions, de mus\u00e9es de la derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, comme le Mus\u00e9e des civilisations noires (MCN) \u00e0 Dakar, qui peuvent prendre en charge la valorisation et la s\u00e9curisation des \u00ab objets restitu\u00e9s \u00bb ou des objets pr\u00eat\u00e9s en exposition temporaire par les mus\u00e9es occidentaux, comme par exemple l\u2019exposition Picasso qui s\u2019est tenue durant ce premier semestre \u00e0 Dakar.[17] C\u2019est le r\u00f4le des mus\u00e9es d\u2019aujourd\u2019hui de prendre en compte l\u2019ensemble de ces pr\u00e9occupations d\u2019ordre socio-politique, culturel et religieux qui nous interpellent.<\/p>\n<p>En 1991, le pr\u00e9sident de l\u2019ICOM, Alpha Omar Konar\u00e9, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Lom\u00e9 qu\u2019il fallait \u00ab tuer le mod\u00e8le occidental des mus\u00e9es \u00bb. C\u2019\u00e9tait une invitation pour se lib\u00e9rer : des mus\u00e9es en Afrique qui servent d\u2019alibi pour dire qu\u2019on aide la culture, qu\u2019on d\u00e9fend les cultures nationales \u2026 mais qui sont en r\u00e9alit\u00e9 des mus\u00e9es qui n\u2019ont jamais r\u00e9ellement quitt\u00e9 les villes o\u00f9 ils restent la chose des \u00e9trangers\u2026<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait une invitation pour r\u00e9inventer le mus\u00e9e africain. Mais quel \u00e9tait ce mod\u00e8le africain \u00e0 inventer ? Une invitation \u00e0 remettre en cause l\u2019institution mus\u00e9ale h\u00e9rit\u00e9e de l\u2019\u00e9poque coloniale dont les caract\u00e9ristiques essentielles restaient son isolement d\u2019une communaut\u00e9 qu\u2019elle devait servir. Il fallait bien tuer le mod\u00e8le occidental de mus\u00e9e en Afrique pour que s\u2019\u00e9panouissent de nouveaux modes de conservation et de promotion du patrimoine, de rompre avec les mus\u00e9es qui continuent \u00e0 vivre, parce que financ\u00e9s par l\u2019ext\u00e9rieur. Mais apr\u00e8s plus de trois d\u00e9cennies, il y a encore un long chemin \u00e0 parcourir pour se lib\u00e9rer des tutelles financi\u00e8res \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n<p>Pour qui sont pens\u00e9s les mus\u00e9es en Occident ?<br \/>\nPenser un autre type de mus\u00e9e, diff\u00e9rent des mus\u00e9es occidentaux ? Penser \u00e0 partir de cette \u00ab matrice du mus\u00e9e universel \u00bb? Il est vrai qu\u2019en d\u00e9cembre 2002, une \u201cD\u00e9claration sur l\u2019importance et la valeur des mus\u00e9es universels\u201d a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e par dix-neuf des plus grands mus\u00e9es d\u2019Europe et d\u2019Am\u00e9rique du Nord. Sa publication n\u2019a pas eu de succ\u00e8s aupr\u00e8s des professionnels de l\u2019ICOM qui ont vite per\u00e7u le probl\u00e8me li\u00e9 \u00e0 un refus de restitution des \u0153uvres conserv\u00e9es dans les collections de ces mus\u00e9es. Quand on d\u00e9tient des \u0153uvres qui ne vous appartiennent pas, il est facile d\u2019imaginer diff\u00e9rents sc\u00e9narios pour ne pas les rendre. Ces mus\u00e9es occidentaux nous disent : \u00ab nous admettons poss\u00e9der ces \u0153uvres, mais nous les mettons en valeur pour des millions d\u2019individus qui nous visitent et qui les appr\u00e9cient fortement. On peut \u00eatre satisfait de voir nos \u0153uvres pr\u00e9sent\u00e9es, \u00ab de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 \u00bb, avec autant de qualit\u00e9 esth\u00e9tique. Cela ne change pourtant rien au fait que nous voulons en r\u00e9cup\u00e9rer une partie. La logique du mus\u00e9e universel, issue des Lumi\u00e8res, d\u00e9clare qu\u2019il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de les rendre car ces objets sont pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 plus de personnes qu\u2019on ne pourrait le faire en Afrique. Tout cela est vrai et faux en m\u00eame temps, car la vraie question est la suivante : \u00e0 qui ces objets sont-ils pr\u00e9sent\u00e9s ? Certainement pas aux Africains. Tr\u00e8s peu d\u2019entre eux venaient voir le \u00ab Tr\u00e9sor de B\u00e9hanzin \u00bb \u00e0 Paris. Et quel est le pourcentage d\u2019Africains, diaspora incluse, a eu cette \u00ab chance \u00bb d\u2019admirer au mus\u00e9e du quai Branly ces superbes pi\u00e8ces du Royaume d\u2019Abomey class\u00e9es \u00ab statues royales anthropo-zoomorphes \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La question de la restitution des objets entra\u00eene naturellement la question de leur pr\u00e9sentation en Afrique. 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