Des collines verdoyantes se dessinent au milieu d’un patchwork de forêts et de savanes. Le ciel se reflète dans les cours d’eau qui sillonnent le paysage. Au milieu de la savane, se détache le mont Brazza, perché à 500 mètres de haut. Les herbes sont hautes, la terre est rouge et les animaux guettent.
Bienvenue au parc national Lopé-Okanda, qui s’étend sur 5 000 km2. C’est l’un des treize parcs nationaux que compte le Gabon, dont les 268 000 km2 sont recouverts à plus de 80 % de forêts. Situé à 400 km à l’ouest de Libreville, le site est accessible par le train ou par une route accidentée, qui, à l’horizon 2023, devrait être remplacée par la Transgabonaise, une voie longue de 780 km reliant Libreville à Franceville. Le tracé de ce nouveau corridor vient d’être modifié pour préserver ce joyau naturel.
Devenu parc national en 2002 à l’initiative d’Omar Bongo Ondimba, la Lopé a été classé en 2007 au patrimoine mondial de l’Unesco. « Dès l’arrivée à la Lopé, on se sent complètement immergé dans l’environnement, dans la forêt, les animaux », témoigne Marc, un Franco-Gabonais amoureux du site. Plus encore que des pays très touristiques comme l’Afrique du Sud ou le Kenya, le Gabon garde une part de mystère, dont il enveloppe chaque visiteur. La Lopé ne fait pas exception, et les animaux qui s’y trouvent restent pour la plupart craintifs, préférant éviter les interactions avec les humains.