Depuis maintenant quelques éditions (dont certaines marquées par le Covid), l’Afrique Festival – créé en 2003 en Angleterre – a posé ses valises et sa Grande Scène d’Afrique en France. Nous t’en parlions déjà pour l’édition de l’an passé, et le voilà déjà de retour dans notre agenda de la rentrée. Du 16 au 18 septembre, pour sa quatrième édition, il s’installera au Point d’Eau d’Ostwald, pour trois jours autour des cultures d’Afrique. Un rendez-vous à la frontière des peuples, entre grosses têtes d’affiches et groupes locaux, réunis autour de la musique avec une programmation qui se veut à la fois intergénérationnelle et éclectique, mais aussi : la gastronomie, l’artisanat, etc. Le credo de l’Afrique Festival ? « Le sens du vivre ensemble dans la différence ».
Petite particularité de cette édition : sa programmation « à 99% féminine », constituée suite à un rapport du Haut Conseil à l’Égalité sur les inégalités entre les femmes et les hommes dans la culture. Celui-ci dénonçant que « 97 % des groupes programmés par les grands festivals de musique sont composés exclusivement ou majoritairement d’hommes ». L’Afrique Festival, souhaitant « apporter sa pierre à l’édifice de la parité » a ainsi choisi d’inviter majoritairement des artistes féminines.
De grandes dames sur la Grande Scène d’Afrique
Dans cette programmation à dominante féminine, on retrouve ainsi deux chanteuses majeures du paysage musical africain contemporain : Oumou Sangaré (Mali) et Dobet Gnahoré (Côte d’Ivoire). La première s’est fait connaître dès son premier album en 1989, a été nominée aux Grammy’s et viendra clôturer le festival, le dimanche. La seconde, lauréate d’un Grammy Award en 2009, est une artiste aux multiples talents : à la fois chanteuse, danseuse et percussionniste, elle dynamisera la Grande Scène d’Afrique le vendredi soir de ses sons afro-pop.
Le samedi, Sona Jobarteh – programmée l’an passé et empêchée par le Covid – viendra conquérir Strasbourg de sa belle voix accompagnée de sa kora (une harpe d’Afrique de l’Ouest à 21 cordes). Le même soir, le public pourra découvrir la chanteuse, musicienne et auteure-compositrice camerounaise Charlotte Dipanda. Et le lendemain, ce sera à la guinéenne Sia Tolno de faire la première partie d’Oumou Sangaré, à l’instar du groupe strasbourgeois Redlight Dreams (indie pop). Autre groupe local programmé : The One Armed Man qui apportera une touche blues et rock au festival.
Le Village d’Afrique : entre marché d’artisanat et animations gratuites
En parallèle de la Grande Scène d’Afrique, le Village d’Afrique aura lui aussi sa programmation et qui plus est, intégralement gratuite. Présenté comme « un lieu en perpétuelle ébullition, un îlot de fête », il mettra à l’honneur l’artisanat et la gastronomie africaine dans leur variété. Il sera aussi le théâtre de rencontres-débats, d’ateliers de danse (traditionnelles africaines ou modernes), de chant (par Alfonso du Gospel Kids), de percussions (par Boni Gnahoré, « Chef du Village »), de contes pour enfant, présentera des expos, et offrira une petite scène pour des artistes locaux.
Alors… Prêt pour un voyage à seulement 15 minutes de Strasbourg ?




