Le territoire de Kidal dans le Nord du Mali est désormais sous le contrôle de l’armée malienne. Ça fait près de 10 ans que cette partie du pays est en proie à l’insécurité dictée par les rebelles du Cadre stratégique permanent (CNSP). La France y avait installé ses bases militaires notamment avec l’opération Barkhane, suivi de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). 10 ans après les deux missions n’ont pas réussi à stabiliser la ville. Assimi Goïta et son armée y sont parvenu en 14 jours.
La sécurité à Kidal désormais garantie
C’est le mardi 14 novembre dernier que les Forces armées maliennes (FAMA) ont annoncé avoir repris la ville de Kidal. Après le départ de la Minusma le 31 octobre dernier, les rebelles touaregs ont annoncé en grande pompe prendre le contrôle de la ville. Mais c’était sans compter sur le stratège, le colonel Assimi Goïta patron de la transition malienne. Ce dernier avait déjà préparé une colonne pour intervenir dans la région. Postée à Gao, cette colonne attendait le signal. Elle va finalement reprendre le contrôle de la ville pour le bonheur des Kidalois qui ont manifesté leur joie par des scènes de liesse dans les rues de Kidal.
Pendant l’occupation des rebelles Touaregs, une bonne partie de la population de la ville avait déserté la région. Fuyant les exactions commises par les jihadistes du CSP. Aujourd’hui, l’heure est à l’apaisement et au repeuplement de la ville. Le gouvernement appelle donc tout ceux qui avaient fuient la ville de revenir pour un meilleur développement de celle-ci. L’armée va y implanté ses bases pour garantir la sécurité des personnes et des biens.
Le Jeu trouble de la France et de l’Onu
Il est tout de même curieux de savoir qu’en 10 ans, l’armée française, représentée par les soldats Barkhane et les Nations Unies, via la Minusma, n’ont pas réussi à contrecarrer les actions des rebelles dans cette région du pays. Surtout quand on sait comment ces derniers vantent leurs armées d’être d’une efficacité à nulle autre pareille. C’est le lieu ici de se poser des questions sur les réelles motivations des missions de maintien de la paix des occidentaux en Afrique.
Nous sommes donc tentés de penser que les occidentaux via leurs missions de maintien de la paix, maintiennent plutôt une instabilité sécurité en Afrique. Toute chose qui sert gracieusement leurs intérêts et leurs permet de se déployer geostratégiquement sur le continent. La ville de Kidal en est bien l’illustration, elle qui est située à tout juste 100 km de la capitale Bamako, est à la croisée des chemins des grandes villes comme Gao et Tomboctou et est à cheval avec l’Algérie. Un bon bastion pour les occidentaux, idéale pour mener à bien leurs desseins dans la région sahélienne.