Un métier qui correspond parfaitement à son envie de créativité.
Mais n’allez pas croire que ce poste n’est qu’une affaire de technique. Jessie la Blanche explique qu’il s’agit d’un travail qui demande beaucoup de concentration et qui est très privilégié car elle la seule personne à entendre tout ce qu’il se passe vraiment dans un studio d’enregistrement, c’est un poste génial, complètement magique et hyper artistique parce que c’est elle qui fait la couleur des voix, qui contrôle l’intensité des sons.
Ajoutez à cela une bonne dose de diplomatie et vous aurez une petite idée de quel genre de personnalités peut prétendre à cette fonction unique où les femmes congolaises sont, comme partout ailleurs, sous-représentées.
Au Congo-Brazzaville, être une femme (et qui plus est, jeune) dans la musique peut être compliqué. Les femmes ingé son ne courent pas les studios d’enregistrement ou les plateaux de tournage et il n’est pas rare qu’en la voyant, on ne pense pas tout de suite que Jessie la Blanche puisse être à l’un des postes clés de la production des œuvres phonographiques.
Un exemple à suivre dans un pays où la pauvreté à un visage féminin.