Vous serez au Médiator ce 2 décembre, sur la scène d’une salle particulière puisqu’elle offre une ultraproximité avec le public. Cette description vous charme-t-elle ?
C’est magnifique. J’adore. J’aime beaucoup être proche du public. J’aime l’idée de pouvoir les toucher et d’aller à la rencontre des regards. En studio, l’artiste peut se cacher derrière sa voix ou les machines. En live, c’est le moment où les spectateurs peuvent voir la sincérité de l’artiste. J’ai donc hâte de les regarder dans les yeux ce 2 décembre à Perpignan.
Vous vous présentez sur scène avec seulement votre voix et votre corps pour percussions. Faut-il y voir votre quête vers une certaine sincérité et simplicité ?
Effectivement c’est une manière de donner ce que j’ai de plus sincère. C’est une occasion de faire preuve de générosité en quelque sorte. Jusqu’ici, je ressens vraiment une communion avec le public. J’ai hâte de voir ce qu’il va se passer à Perpignan. Mais je n’ai aucun doute : la fête sera belle.
Vous défendez l’idée d’une « musique bio », comment définiriez-vous ce concept ?
Mon ambition est de défier la machine et l’intelligence artificielle. La musique bio, justement, c’est par exemple quand aucun arbre n’a été coupé pour que la musique se fasse. Je pense qu’il est important d’être entouré de gens et de musiciens qui partagent cette ambition.
Faut-il une certaine folie pour vouloir défier l’intelligence artificielle ?
Oh oui ! Car, aujourd’hui, c’est tellement plus facile d’être dans une zone de confort avec l’autotune et les autres machines. Utiliser seulement sa voix devient assez rare. Pourtant c’est à travers la voix que se reflète l’humanité.
Les yeux pour l’âme et la voix pour l’humanité ?
Dans mon esprit, la voix reflète tout. C’est grâce à elle que l’on peut connaître quelqu’un.