Le ministère soudanais des Affaires étrangères indique avoir refusé le projet du communiqué final du sommet extraordinaire de l’Igad. Selon le ministère, les amendements faits par l’armée à ce projet ont été ignorés. Le chef du Conseil souverain, le général Abdel Fattah al-Burhan a émis des conditions préalables à la rencontre avec son adversaire, comme, par exemple, le retrait des paramilitaires de Khartoum.
Le communiqué de l’organisation régionale pour la Corne de l’Afrique indique que les chefs des pays de l’Igad ont eu un échange téléphonique avec le général Hemedti. Khartoum réplique que c’est uniquement le président kényan qui a échangé avec le chef des paramilitaires et ceci après la fin des travaux du sommet. Cette conversation n’avait donc pas à être mentionnée dans le texte final.
Khartoum déplore également l’ajout de certains paragraphes, comme celui de la participation du vice-ministre émirati des Affaires étrangères, qui était absent. Enfin, pour l’armée, le comité quadripartite « manque de neutralité ». Conséquence, il échoue à réaliser des avancées et à stopper la guerre.
Selon une source bien informée, l’Igad est décidé à reprendre les choses en main, en dépassant ce comité, voire sa dissolution.