DON DE FLEURS DANS LES RELATIONS AMOUREUSES EN AFRIQUE : LES FACETTES D’UNE CULTURE IMPORTÉE

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« Si ce n’est pas l’argent, ça ne m’intéresse pas . Je ne veux pas de fleurs. C’est l’argent que je veux ». Ces propos de sa bien-aimée lui ont ôté, il y a quelques années, tout désir de se présenter avec un bouquet de fleurs devant une jeune femme. Albert Koffi Adandji est journaliste à Talent plus Sport, un média d’actualités sportives. En bon amoureux, il a voulu offrir des fleurs à sa partenaire à la Saint Valentin. Mais très tôt, sa volonté s’est dissipée face au refus de celle-ci.

En Afrique et au Bénin en particulier, ces cas de figures sont légion. L’africain n’offre pas de fleurs en amour, sinon, « ceux qui l’ont découvert dans les médias occidentaux et dans les livres », clarifie Steven Accrombessi, étudiant en troisième année de Lettres Modernes à la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication (Fllac) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Moïse Dossoumou, président de l’Association des Enarques du Bénin (AEB) se retrouve dans cette catégorie, mais pour un autre motif. « J’ai déjà offert des fleurs à ma maman, il y a quelques années pour son anniversaire et aussi pour la fête des mères. Ça lui a fait grand plaisir », raconte-t-il. De son côté, aussi curieux que cela puisse paraître, Médéssi Houansou, web activiste des droits à l’égalité du genre, a réalisé l’exploit avec son amoureux. Et contre toute attente, « il a adoré le geste », fait-elle savoir, les yeux rêveurs. Cependant, il ne faut pas se voiler la face. Tous les africains ne sont pas ravis par l’idée de recevoir ou d’offrir des fleurs en amour.

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