Il est passé au pouvoir comme une étoile filante. Mais dans le sillage de Thomas Sankara, président du Burkina Faso de 1983 à 1987, la poussière brille encore. En 2014, c’est de cette même poussière qu’a surgi l’insurrection de la jeunesse qui a dégagé l’homme fort de Ouagadougou, Blaise Compaoré.
Il est un lieu, un peu au sud du barrage de Tanghin, dans la capitale de la nation africaine, qui était, jusqu’au soulèvement, interdit aux Ouagalais. Depuis, les grilles se sont ouvertes. À l’entrée, une statue du révolutionnaire assassiné a été érigée. Après la révolte et le retour à la démocratie, « a surgi l’idée d’un mémorial, lors d’un festival d’artistes engagés, en 2016. Ce projet a été porté par la société civile », explique un jeune guide.
Le lieu est des plus symboliques. Une fois poussées les portes, au fond d’une cour, se trouve un bâtiment : le siège du Conseil national de la révolution. C’est là que Thomas Sankara fut exécuté avec ses compagnons le 15 octobre 1987.