Côte d’Ivoire : Facebook, YouTube & Cie dans le viseur du gouvernement

Must Read

Entre flou artistique et procès d’intention, les rhéteurs en chef de la Côte d’Ivoire se toisent. D’un côté du ring, la langue de bois et les précautions diplomatiques des responsables de la régulation communicationnelle. De l’autre, la posture des « garnements » des nouvelles communications numériques. En jeu : l’encadrement renforcé de cette faune bigarrée composée de blogueurs incisifs, d’influenceurs branchés et d’activistes connectés…

Droit dans ses bottes, le gouvernement a adopté, le 9 mars en conseil des ministres, deux projets de loi qui concernent les acteurs de la communication. Ils modifient les lois n° 2017-867 et n° 2017-868 du 27 décembre 2017 portant « régime juridique de la presse et régime juridique de la communication audiovisuelle ». Les presque nouveaux supports numériques sont la cible de cette procédure, le but avoué étant d’« assurer une régulation efficiente des mécanismes nouveaux et croissants de communication publique ».

Considérant les « activités de communication audiovisuelle et des productions d’informations numériques, diffusées par Internet et autres réseaux multimédias » insuffisamment prises en compte par la législation, les autorités souhaitent que celles-ci n’échappent plus au contrôle des autorités de régulation du secteur de l’information et de la communication, à savoir l’Autorité nationale de la presse (ANP) et la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA).

Pour le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, il n’y aurait pas de quoi hurler au loup. Primo, les réseaux propageraient encore trop de contenus inadaptés aux mineurs et trop d’incitations à la haine, à la discrimination ethnique, sociale et religieuse, à la xénophobie ou à la provocation publique. Secundo, le parlement ne devrait pas légiférer sans avoir écouté tous les sons de cloche.

- Advertisement -spot_img

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

- Advertisement -spot_img
Latest News

Le Kenya, en route vers l’alternance politique ?

Favori de la présidentielle kényane, l’opposant Raila Amolo Odinga attend son heure. Face à lui, le vice-président William Ruto espère déjouer les pronostics.
- Advertisement -spot_img