RDC : les autorités rwandaises réfutent les accusations de soutien aux attaques rebelles du M23

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Le M23 est une rebellion congolaise formée en 2012 suite à une mutinerie parmi des anciens commandants CNDP [Congrès national pour la défense du peuple, NDLR] intégrés en 2009. Ayant pris la ville de Goma en novembre 2012, le mouvement s’est scindé en deux en début 2013, avant d’être vaincu par l’armée congolaise plus tard en 2013. Soupçonnée d’être soutenue par le Rwanda et l’Ouganda, le groupe fait part d’une plus large généalogie de rebellions menées en bonne partie par des commandants « rwandophones », dont le RCD-Goma [Rassemblement congolais pour la démocratie, NDLR] entre 1999 et 2003 et le CNDP entre 2005 et 2009.

Tout d’abord il est important de préciser qu’une partie des anciens M23 avaient repris les armes depuis fin 2016, lorsqu’ils se sont installés dans le triangle des trois volcans Mikeno, Visoke et Karisimbi, non loin de la frontière ougandaise et rwandaise. Après une série d’escarmouches – notamment dans le contexte de l’avarie de deux hélicoptères militaires congolais début 2017 – la zone s’était calmée, et c’est depuis fin 2021 que les incidents en lien avec la présence du M23 se sont multipliés de nouveau.

Dans ce contexte, les évènements des derniers jours, ainsi que les accusations qui s’ensuivent, sont clairement d’une haute signification politique. D’un côté, nous nous trouvons dans un état de siège en province du Nord-Kivu, donc un gouvernement militaire déclaré depuis mai 2021. De l’autre côté, tout cela se passe dans une période d’intense diplomatie entre les différents gouvernements de la région, mais aussi d’une méfiance entre nombre d’acteurs.

Le M23 était en effet militairement décimé par les FARDC et le soutien onusien d’une brigade offensive créée à l’époque. Néanmoins, le M23 n’a jamais été structurellement démantelé hors du champ de bataille. Son bureau politique a continué à fonctionner, et la majorité des combattants cantonnés en Ouganda et au Rwanda à la suite de leur fuite de la RDC, n’a pas été pris en charge par un programme de démobilisation et/ou d’intégration civile ou militaire. C’est dans ce contexte que l’on a pu assister à la réinstallation d’un petit groupe dans les montagnes du Rutshuru [province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, NDLR] il y a quelques cinq ans. Ce petit groupe, par la suite, semble avoir grandi entre temps.

SourceTV5 monde
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