« Nous considérons que le Parlement reste en activité », a déclaré Ghannouchi, dans une interview à l’AFP. « Constitutionnellement, le président n’a pas le droit de le dissoudre ».
Mercredi, le président Saied a annoncé la dissolution du Parlement, huit mois après l’avoir suspendu pour s’arroger les pleins pouvoirs en juillet 2021.
« Cette décision est nulle et non avenue et elle est contraire à la Constitution. Elle s’inscrit dans la continuité des décisions prises depuis le 25 juillet que nous avons rejetées et considérées comme un coup d’Etat », a dit Ghannouchi, également chef du parti d’inspiration islamiste Ennahdha, principale force parlementaire et bête noire du président Saied.
Après avoir suspendu le Parlement et limogé le gouvernement en juillet, Saied a dissous en février le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), une mesure qualifiée de nouvelle dérive autoritaire par ses détracteurs et qui a suscité des inquiétudes pour l’indépendance de la justice.
En décembre, il a dévoilé une feuille de route pour sortir le pays de la crise avec des élections prévues fin 2022 ainsi qu’un référendum sur des amendements constitutionnels en juillet, mais une consultation populaire en ligne qu’il a lancée pour recueillir des propositions a largement été boudée par les Tunisiens.




