Les immortelles chansons d’Afrique : « Bakutu » de Djo Mali

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« Bakutu », cette œuvre de facture, a été enregistrée au studio Vévé en 1981, sous la référence VV-311, en 45 tours. Ce studio qui appartenait à Verkys Kiamouangana Matéta disposait d’une console huit pistes et avait favorisé l’émergence des carrières de plusieurs artistes du Zaïre.

Ce titre que son auteur a dédié à sa dulcinée « Bakutu » connut un succès triomphal et haussa la cote de popularité de l’orchestre « Langa Langa Stars » qui venait de naître. La chanson était sur les lèvres de tous les jeunes de l’époque et son succès allait de progrès en progrès à tel point qu’une deuxième version avait fini par voir le jour l’année d’après, sous le titre de « Bakutu bis ». Il faut dire que Djo Mali, le long de sa carrière, a consacré cinq chansons à la belle Bakutu qui, sans cesse, occupait ses pensées. D’abord en 1980 dans Zaiko Langa Langa, « Chérie Bakutu », ensuite en 1981, 1982 et 1983 dans Langa Langa Stars « Bakutu », « Bakutu bis » et « Fleur Bakutu », enfin en 1985 dans Choc Stars, « Amour infini Bakutu ».

Cette chanson s’ouvre par une entrée en pièce instrumentale qui précède le premier chant polyphonique exécuté par un chœur composé d’Evoloko, Bozi, Dindo, Djanana et Espérant. Puis le deuxième chant qui sera suivi du chant à couplet dont le refrain est : « Yo femme noire, Bakutu, femme africaine, nalingi otika kotambuisa ngai moto, beauté ya banjelu e e e, esengeli baloba, beauté naturelle », autrement dit « Toi femme noire, Bakutu, femme africaine, je veux que tu arrêtes de me troubler par ta beauté angélique qui est digne d’éloges, une beauté naturelle ».

Dans cet air, chaque chanteur constituant le chœur effectue un lead vocal avant de rejoindre les autres en chœur. Un style qui appartient à l’école de Zaiko Langa Langa, une sorte de freestyle qui a pris corps dans la musique congolaise. En outre, la batterie pop assurée par l’artiste Petit Cachet, la guitare basse de Djo Mali, la rythmique de Denawade offre l’opportunité à Djanana d’effectuer un commentaire avant son solo vocal. Un style repris par Koffi Olomidé dans « Gros bébé ». La guitare solo de Néné Tchahou, accompagnée des cris comme « weke weke », plongent les mélomanes dans l’hystérie en exécutant la danse « Mbiri Mbiri ».

Né le 19 septembre 1955 à Léopoldville, Bolenge Boteku Jean Marie, alias Djo Mali, a composé plusieurs morceaux, entre autres, « Ma kelita » avec le groupe Libanko, en 1977, « Mace femme africaine », en 1981, « Abengi ngai depassé » en 1985, etc. Il a collaboré dans les albums des artistes comme Papa Wemba, Diblo Dibala, Djanana, Evoloko, Gina Efonge et bien d’autres.

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