MÉDITERRANÉ : MSF DÉNONCE LA POLITIQUE MIGRATOIRE DE L’UE

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Dans un communiqué publié mercredi, MSF accuse l’Italie et Malte de «négligences» dans l’assistance aux bateaux en détresse, et l’indifférence de l’UE et de ses Etats membres face au nombre croissant de morts (…) sont inacceptables», estimant que les incidents survenus en mer résultent «des politiques migratoires de l’Union européenne».

Caroline Willemen, coordinatrice à bord du Geo Barents, le navire de MSF qui patrouille en méditerranée, affirme que le «retrait» des pays européens «des opérations de recherche et de sauvetage en mer Méditerranée et leur soutien aux garde-côtes libyens sont à l’origine des décès et des violations des droits de l’Homme qui se produisent en Méditerranée centrale».

Le jeudi 31 mars, quatre enfants et sept femmes ont été retrouvés morts à bord d’un bateau pneumatique transportant 126 passagers que les garde-côtes libyens ont interceptés et renvoyés en Libye. Deux jours plus tard, samedi 2 avril, plus de 90 personnes sont mortes après avoir passé plusieurs jours en mer.

La Méditerranée centrale, qui relie la Libye et les pays du Maghreb à l’Italie ou Malte, est la route migratoire la plus dangereuse du monde, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui estime à plus de 23.500 le nombre de morts et de disparus depuis 2014, dont 2.048 l’an dernier.

La Libye, dans le chaos depuis l’assassinat de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011, est devenue un point de départ privilégié pour les migrants qui tentent de traverser la Méditerranée pour atteindre les côtes sud de l’Union européenne.

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