Un étudiant soudanais veut utiliser des solutions chinoises pour développer l’agriculture en Afrique

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Ali, qui vient d’une famille d’agriculteurs du sud-est du Soudan, est bien conscient de l’importance du développement agricole dans son pays et de la situation difficile dans laquelle il se trouve.

Alors que le Soudan dispose d’abondantes ressources en énergie solaire, il est également confronté à d’autres difficultés, comme la sécheresse et la pénurie d’eau dans de grandes parties du pays.

Après avoir travaillé un an au Soudan en tant qu’ingénieur mécanique, Ali a obtenu une bourse pour poursuivre un master en applications et technologies de l’énergie solaire à l’Université des sciences et technologies de Kunming en 2015.

Un forum sur les nouvelles énergies auquel il a participé à l’approche de l’obtention de son diplôme lui a fait comprendre que l’énergie solaire avait en fait des scénarios d’application plus larges, notamment dans l’agriculture.

Lors de ce forum, il a rencontré Liu Wen, professeur à l’Université des sciences et technologies de Chine, et sa présentation sur les systèmes agrivoltaïques a particulièrement intéressé d’Ali.

“Cette technique peut produire de l’électricité et économiser de l’eau tout en améliorant la qualité et le rendement des cultures, ce qui permet de cultiver des terres arides auparavant inadaptées. Si je maîtrise cette technologie, je peux résoudre de nombreux problèmes agricoles au Soudan”, indique Ali.

Après une discussion approfondie avec le professeur Liu, Ali a été encore plus motivé pour comprendre cette technique. Trois mois plus tard, il s’est inscrit comme doctorant en systèmes agrivoltaïques à l’université de M. Liu.

Ali a commencé à étudier comment planter, irriguer, fertiliser et récolter sur la base de ses connaissances de l’application de l’énergie solaire. Il a également étudié comment construire une serre photovoltaïque, et calculer l’évaporation et l’évapotranspiration dans les systèmes agrivoltaïques.

“Nous avons cultivé diverses plantes, notamment des tomates, des aubergines et des roses dans la base expérimentale de notre université”, se souvient Ali.

En 2021, Ali a déménagé dans un champ expérimental plus grand dans la ville de Fuyang, dans la province d’Anhui (est de la Chine), et y a passé huit mois. “En appliquant différents systèmes agrivoltaïques, nous pouvons intervenir et séparer la lumière du soleil pour ne laisser entrer que la lumière du soleil nécessaire à la croissance des plantes, et utiliser l’autre lumière pour la production d’électricité. L’étude prouve que ce système peut réduire considérablement l’évaporation et l’évapotranspiration de l’eau tout en satisfaisant la photosynthèse des plantes”, note Ali.

Il souligne que cette étude peut être d’une grande utilité dans son pays où de nombreux légumes ne peuvent être cultivés en été en raison du fort rayonnement du soleil.

“En introduisant des systèmes agrivoltaïques et des serres, nous pouvons contrôler la lumière du soleil, la température, l’humidité et l’évaporation de l’eau afin que les gens puissent consommer une plus grande variété de fruits et de légumes tout au long de l’année”, indique Ali.

En ce qui concerne l’avenir, Ali déclare qu’il a l’intention de poursuivre des études postdoctorales en Chine afin d’acquérir une compréhension plus approfondie du système agrivoltaïque, puis de retourner au Soudan.

Il envisage de devenir professeur d’université au Soudan et de créer une entreprise pour promouvoir l’application des systèmes agrivoltaïques au Soudan ainsi que dans d’autres pays africains.

“Mon expérience acquise au cours de mes études en Chine a renforcé ma confiance dans mon avenir ainsi que dans le développement de la technologie agrivoltaïque au Soudan. Cette technologie pourrait avoir des implications stratégiques pour les pays africains”, affirme Ali.

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