Tarantino : portrait d’un jeune producteur multi-styles

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À la base, Quentin Morissaint n’était pas particulièrement prédestiné à se professionnaliser dans la musique. S’il a toujours été entouré de proches qui eux, avaient les deux pieds dans le milieu, lui se contentait d’entretenir sa passion pour les bons sons. « Depuis que je suis petit, j’aime énormément la musique. J’écoute plus ou moins tout ce qui sonne bien à mes oreilles » témoigne-t-il. « Tout », ce n’est pas un euphémisme : plus jeune, celui qui s’est fait connaître sous le nom de Tarantino écoutait presque autant Mickael Jackson que Linkin Park, Eminem, Fifty Sent, Tupac… sans oublier le rap français, un incontournable quand on a grandi en région parisienne, et Dr.Dre, dont le travail continue de l’inspirer au quotidien. Mais s’il a toujours côtoyé le milieu musical sur le plan personnel, c’est pour une auto-entreprise de VTC qu’il a travaillé pendant plus de trois ans. Pour lui, être son propre patron a toujours été une évidence. Alors quand un de ses amis d’enfance, qui rappait jusque-là pour le plaisir, a accepté l’idée de vraiment se lancer, c’est sans hésiter que tout a commencé.

Produire de tout, sans prise de tête

Cet ami rappeur, c’est Mwana Mayi. Tarantino se souvient : « Tout le monde lui disait qu’il fallait qu’il fasse de la musique, moi y compris. Je lui prenais des séances de studio, je le mettais en contact avec des beatmakers… et un jour je lui ai dit que quitte à se lancer dans la musique, autant le faire un peu plus sérieusement, et surtout, par nous-mêmes. Donc j’ai monté mon label, je l’ai signé en tant qu’artiste et il a commencé à rapper sérieusement. » De là est né Hard Mélo Music Records, un label qui reflète la pluralité des styles auxquels Tarantino est attaché. Car depuis ses plus jeunes années, il n’a toujours pas su choisir ce qu’il préférait : « j’écoute vraiment de tout ». Du rock au rap, en passant par la variété française ou encore l’afro beat… en chaque genre, il trouve un intérêt. Ce premier label est donc une manière de représenter son ouverture d’esprit.

Des premiers pas prometteurs

Un an seulement après la création de son label, Tarantino produit déjà six artistes : peu de temps après Mwana Mayi, c’était au tour d’un autre adepte de l’urbain, 2vers, de signer chez Hard Mélo Music Records. Puis de fil en aiguille, toujours par le bouche à oreille, les signatures se sont enchaînées : Jiij, à l’univers relativement proche de ceux de PNL ou de Travis Scott, Tekki, artiste guyanais aux ambitions internationales, et No Name, prometteur rappeur anglophone. Sans oublier Cyprien Zeni, co-produit avec Nicolas Lassus, auprès de qui le jeune producteur s’est beaucoup formé. Avec ces deux derniers, il a d’ailleurs été amené à accroître son expérience par leur participation à l’Eurovision.

À l’avenir, la priorité de Tarantino est de parvenir à réaliser les ambitions de chacun de ses artistes. À court terme, celle de Tekki lui tient d’ailleurs particulièrement à cœur : l’artiste guyanais a pour objectif de faire connaître sa langue natale à l’international au travers de ses morceaux. « Si j’y arrive, ça sera quelque chose de grand » confie le jeune producteur. Un défi ambitieux, pour lequel il travaille jour et nuit, selon la méthode qui lui est chère : « les producteurs d’aujourd’hui n’ont peut-être jamais rencontré leurs artistes, mais pour moi, ce n’est pas concevable. Si j’investis dans un artiste, je suis obligé de passer du temps avec lui. C’est ce qui me permet de comprendre sa mentalité, ses inspirations…et de mieux avancer par la suite ». De par cette vision très humaine et l’énergie qu’il libère pour arriver à ses fins, le futur de Tarantino et de son label s’annonce donc prometteur.

SourceAfrik.com
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