Ouganda: Le Festival Nyege Nyege Remet Le Son Après Deux Ans D’Absence

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Cette année, c’est à Itanda, au bord des rapides du Nil, que le Nyege Nyege, qui signifie « l’incontrôlable envie de danser » en luganda, reprend vie pour une programmation qui met en avant les différents courants musicaux alternatifs de tout le continent africain.

Plus de 12 000 personnes sont attendues et près de 300 artistes pour le grand retour du Nyege Nyege. Les festivaliers retrouveront certains noms des précédentes éditions, comme la rappeuse kényane MC Yallah, la DJ somalienne Hibotep ou l’artiste ougandais Otim Alpha.

« Nyege Nyege permet à chacun de s’exprimer comme il veut »
Une programmation éclectique, avec la volonté de rassembler différents courants musicaux de la région. Derek Debru, cofondateur de l’événement : « Il y a beaucoup de points communs entre les musiques à travers tout le continent, et quand on crée ces connexions, c’est intéressant. Et puis, il y a cette musique électronique, beaucoup de micro-scènes, que ce soit le balani de DJ Diaki, le singeli en Tanzanie, le gengetone au Kenya, ou le kadodi ici, en Ouganda. On aime bien ne pas être classifié ».

Menzi pour le gqom d’Afrique du Sud, Adomaa pour la pop-folk ghanéenne, ou Ecko Bazz pour le rap expérimental ougandais, au Nyege Nyege, l’accent est porté les scènes alternatives du continent : « Beaucoup d’artistes qu’on programme ou de gens qui viennent au festival ne sont pas dans les gros canaux commerciaux. Cela peut être le groupe de métal de Nairobi ou le musicien traditionnel du nord de l’Ouganda. Et Nyege Nyege rassemble tout ça et permet à chacun de s’exprimer comme il veut ».

Un invité spécial est mis à l’honneur cette année : le musicien camerounais Eko Roosevelt, figure du makossa, qui accueillera, du 15 au 18 décembre une toute première édition du Nyege Nyege dans sa région natale des chutes de Lobé.

Derek Debru revient sur la genèse du Nyege Nyege
En à peine sept éditions, le Nyege Nyege, s’est imposé comme l’un des festivals de musique électronique les plus courus d’Afrique de l’est. Son co-fondateur Derek Debru revient sur la genèse de cet évènement qui attire quelque 10 mille personnes depuis sa création en 2015 à Kampala, la capitale ougandaise. « Quand on a vu un petit peu la manière dont l’Afrique était représentée sur le plan musical, on s’est rendu compte qu’il y avait énormément de courants musicaux. Par exemple, on a vu le singeli en Tanzanie, on a le kadodi et « Acholitronics » en Ouganda. En Afrique du Sud évidemment, il y a l’amapiano, mais qui n’était pas du tout représentée. Donc, la motivation du projet, c’était de créer une vitrine pour tous ces gens qui sont complètement singuliers, qui méritaient aussi d’avoir leur place. On voit que les jeunes qui n’avaient pas ce genre plateforme au départ s’influencent de leurs traditions pour retrouver un petit peu les racines et les incorporer dans quelque chose de plus électronique. C’est vraiment un moment très important pour un petit peu tout ce qu’on considère comme l’underground de Kigali à Dar es Salam, à Nairobi, évidemment à Kampala. A travers le festival, il y a énormément de voix nouvelles qui s’élèvent, des jeunes producteurs, musiciens, artistes africains. Tous ces groupes ethniques, ça crée un revenu pour ces communautés et du coup, ça s’installe dans une économie qui lui donne plus de sens ».

SourceRFI
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