Musique : Mukembo Ya IFC

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C’est une première pour l’IFC de Pointe-Noire, dirigé depuis septembre 2022 par Gaëlle Metelus, qui innove en ouvrant sa scène pour une jam session, ou bœuf c’est comme vous souhaitez, ce 1er octobre.

Pour les novices, précisons que jam et bœuf sont un peu comme bonnet blanc et blanc bonnet, sauf à les confondre avec de la confiture (traduction française de jam) ou avec le mâle châtré de la vache. Bref. Très pratiqué, principalement dans le jazz, la jam – ou le jam pour les Québécois – consiste plutôt à réunir différents musiciens venant improviser spontanément sur une scène.

L’IFC de Pointe-Noire expérimente donc le genre invitant artistes musiciens et interprètes, amateurs ou professionnels, à venir s’accaparer la scène de la salle Tchicaya-U Tam’Si pour offrir au public une soirée conviviale aux résonnances diverses.

« Cette première jam session acoustique est voulue pour durer dans le temps car ce genre de soirée est pensé pour être un réel incubateur vivant propice à de nouveaux projets et collaborations pour les musiciens venant sur scène partager leurs improvisations musicales. C’est également l’occasion pour le public de venir entre amis, se détendre autour d’un verre dans un esprit café-concert et de se laisser surprendre par une programmation musicale en grande partie spontanée », explique Gaëlle Metelus avant d’enchaîner : « Nous avons baptisé ce nouveau concept Mukembo ya IFC, comme pour dire que l’ambiance sera agréable ce samedi soir à l’IFC de Pointe-Noire et, pour qu’elle soit réellement agréable, nous avons convié Zina Hope en artiste principale, comme un fil rouge à cet événement dont l’accès est libre pour le public ».

A cette occasion, Zina Hope revisitera donc en acoustique son propre répertoire agrémenté de quelques reprises et sera accompagnée de Romaric Nzaou aux percussions (Djembé, congas, maracas, cajun, rototom, charleston et washboard), Deo-Gracia Kouvoulou (Piano et basse) et Hardy Makiba (Guitare), tout en laissant une fenêtre ouverte à quelques invités surprises issus de son cercle et, bien évidemment, à celles et ceux qui voudraient se mêler à la partie en se lançant chaleureusement dans une jam effrénée.

Pour les plus avertis ayant dépassé de loin le stade de la confiture ou du bovin, précisons malgré tout que l’origine de jam, quand bien même le nom est apparu en 1920 aux Etats-Unis grâce à Robert Baden-Powell, est issue de l’hindi, l’une des principales langues en Inde, et plus précisément du terme “jamboree” (qui signifie fête ou rassemblement) abrégé par les jazzmen américains en jam, quinze années plus tard. En se référant à l’étymologie du mot, on ne peut donc qu’espérer que ce rassemblement du 1er octobre soit une belle fête réussie !

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