Comme pour tout l’ouest de l’Afrique, le Burkina Faso a connu un peuplement très précoce, avec notamment des chasseurs-cueilleurs dans la partie nord-ouest du pays et dont des outils (grattoirs, burins et pointes) ont été découverts. L’emploi du fer, de la céramique et de la pierre polie s’est développé entre 1 500 et 1 000 avant l’ère chrétienne, ainsi que l’apparition de préoccupations spirituelles, comme en témoignent les restes d’inhumation découverts.
Ses paysages variés vous envouteront…
Le Sahel au Nord avec son climat saharien, puis la savane, plantée d’arbres à karité, baobabs, gommiers, acacias, donne progressivement place à un relief parsemés de manguiers, nérés, tamariniers, où l’on peut même découvrir des forêts ! La moitié ouest du pays présente des falaises et vallonnements prononcés, offrant des perspectives magnifiques (notamment vers Bobo et Banfora).
La faune est abondante et variée, notamment dans le Sud-Est.
Pays de savanes, le Burkina-Faso est le domaine privilégié des herbivores de grande taille. Les éléphants, les buffles et phacochères parcourent de vastes espaces au rythme des saisons ; les hippopotames se réfugient dans les mares et les cours d’eau. Les prédateurs carnivores : lion, guépard, serval, chat sauvage, hyène et chacal sont donc aussi présents. Les primates et les oiseaux sont nombreux et variés. Passereaux, perroquets, aigles, cigognes, vautours, hérons, pélicans ou flamands roses se croisent aux abords des différents points d’eau. C’est dans ces points d’eaux, lacustres ou fluviaux, que paraissent les crocodiles.
Le Burkina-Faso possède quelques parcs naturels où il est possible de voir tous ces animaux en totale liberté.
Ces parcs sont au nombre de trois :
Le parc national d’Arli, dans le sud-est du pays, est à plus de 520 km de Ouagadougou. Le parc dispose d’un décor naturel grandiose avec les falaises de Tambarga et de Gobnangou.
Le parc national de Kaboré Tembi est à 120 km de la capitale. Il s’étend sur plus de 150 000 ha et est le domaine privilégié des éléphants, des oiseaux et des singes.
Le parc national de W s’étend sur plus d’un million d’hectares ; il est à cheval sur le Bénin (500 000 ha), le Niger (300 000 ha) et le Burkina-Faso (200 000 ha). C’est le plus grand espace protégé de faune et de flore d’Afrique occidentale. Vers la frontière du Bénin vivent les lions et la vallée de la Tapoa est le domaine privilégié des éléphants. Toutes les espèces vivantes en Afrique de l’Ouest sont présentes dans ce parc naturel.
Le Burkina Faso dispose d’un patrimoine culturel très riche et varié. L’hospitalité et la gentillesse de ses habitants est indiscutable ainsi que leur fierté et leur dynamisme. D’une région à l’autre, les modes de vie, les coutumes, les activités, l’artisanat et les fêtes présentent de réelles spécificités. La musique et la danse occupent naturellement une grande place dans la culture burkinabé.
Les Burkinabés sont d’admirables artisans et artistes : les objets en bronze, obtenus grâce à la technique de la cire perdue, ont fait la renommée des cours royales. Certains artistes créent des batiks merveilleux et originaux, des bogolans ou rabal. Les Mossies sont les spécialistes du tissage de l’Afrique de l’ouest.
La sculpture sur bois, particulièrement les masques, est l’une des plus intéressantes d’Afrique de l’Ouest. Il y a une grande variété selon les ethnies. Les masques sont des objets de cultes, d’art et d’accessoires nécessaire à la vie sociale. Ils sont utilisés lors des cérémonies qui accompagnent les étapes de vie et des traditions.
La vannerie, la poterie, les objets en peau sont aussi d’une très belle qualité.
Très nombreux au Burkina Faso, les vanniers perpétuent la fabrication des objets traditionnels (paniers et chapeaux de toutes les formes). Ils cherchent également à s’adapter aux besoins du monde moderne en produisant divers objets de décoration ou accessoires mode. Les techniques et les produits finis sont nombreux et diffèrent selon les ethnies.
La poterie en Afrique est très ancienne. Elle apparait avant l’agriculture, dans une économie de chasse et de cueillette. Les techniques de production, les formes et les fonctions ont évolué au cours des âges. Les fonctions de la poterie sont très nombreuses, dans la vie domestique tout d’abord, mais aussi dans les domaines de la religion, de la médecine, de l’architecture et même de la musique. La longue tradition de la poterie burkinabè et l’ouverture aux influences du monde moderne ont donné naissance à une nouvelle production plus proche des conceptions esthétiques des arts décoratifs contemporains.
Grand pays d’élevage, le Burkina Faso utilise depuis toujours les peaux des bovins et des moutons pour le cuir. Celui-ci sert aussi bien à fabriquer des sacs et besaces de différentes tailles, que des sandales ou des parements pour des paniers. Ce sont les anciens cavaliers Mossi qui ont apporté tout un art du cuir. Les chevaux, symbole du pouvoir royal, avaient un harnachement de cuivre ciselé et de cuir peint et brodé d’une grande richesse décorative.
La fabrication des instruments de musique (balafon, djembé), notamment à Bobo-Dioulasso, contribue pour beaucoup à la variété de l’artisanat local.
Préférez visiter les ateliers des artisans plutôt que d’acheter les objets au marché. L’occasion de rendre visites aux tisseuses de Design for Peace !
Afrique rime avec musique. Les danses et chants traditionnels ne se produisent que lors de cérémonies bien précises. A la nuit tombée, les burkinabais dansent au son du djembé et du balafon, ou écoutent le griot, musicien ambulant, qui, accompagné de sa kora, chante les hauts faits de telle ou telle famille. Les griots sont une caste de musiciens présents à toutes les cérémonies que ce soit des cérémonies funéraires, des baptêmes ou des mariages…
Base de la vie en société presque autant que la religion, la musique occupe une place toute particulière. Très exubérante et festive, elle puise ses racines mélodieuses dans des traditions ancestrales. Aussi bien en ce qui concerne le choix des instruments que celui des paroles et des sujets des chansons.
Les Burkinabés se partagent entre 3 religions : l’animisme, l’islam et le christianisme. Les proportions donnent à peu près 60 % de musulmans, 20 % d’animistes et 20 % de chrétiens. En vérité, on peut dire que la plupart des Burkinabés, même convertis à une autre religion, continuent à pratiquer un certain nombre de rites animistes.
Les principales ethnies qui pratiquent l’animisme sont les Mossis, les Gourmantchés, les Gourounsis, les Bobos, les Sénoufos, les Lobis, les Bissas…
L’animisme reconnaît l’existence d’une force vitale dans les êtres naturels, que ce soit l’homme, l’animal, un arbre ou une rivière. Les rites animistes cherchent donc à capter ces forces vitales qui habitent l’univers et peuvent assurer la sécurité et l’amélioration des conditions de vie.
Des sortes de divinités, en général les forces de la nature personnifiées et les esprits (parmi lesquels ceux des ancêtres), sont donc honorées. Dans les grands moments de la vie du paysan et de son groupe (naissance, initiation, mariage, funérailles, etc.), elles sont consultées et des animaux leur sont sacrifiés.




